Les élèves participant au projet avec le Togo ont accueilli le slameur MESKO pour un atelier d’écriture qui donne de la voix au projet solidaire mené avec le collège-lycée d’Aného Ville. À travers le slam, ils transforment tout ce qu’ils ont découvert sur le cacao et le chocolat en textes poétiques engagés, afin de mieux comprendre et faire comprendre les enjeux d’un commerce plus juste.
Depuis plusieurs semaines, les collégiens explorent la filière cacao-chocolat : culture du cacaoyer au Togo, transformation en chocolat, impacts économiques, sociaux et environnementaux, ainsi que les principes du commerce équitable. L’atelier slam leur permet désormais de revisiter ces connaissances, de les relier à leurs émotions et de les partager. En devenant auteurs et interprètes, les élèves donnent de la visibilité aux producteurs de cacao et interrogent leur propre rôle de consommateurs. A travers leurs textes, les jeunes questionnent les inégalités de revenus, les conditions de travail, l’impact environnemental des cultures et l’importance d’une consommation responsable. Le projet articule ainsi culture générale, éducation à la citoyenneté mondiale, et pratique artistique, tout en renforçant la maîtrise de l’oral et de l’écrit.
Lors de cette première séance, MESKO a présenté l’histoire et les codes du slam, montrant comment cette forme poétique contemporaine permet de parler du monde, de soi et des autres de façon percutante. Guidés par l’artiste, les élèves ont commencé à mettre en mots ce qu’ils ont appris et ressenti, ils transforment des données et des chiffres en images, en récits et en prises de position personnelles. Cette mise en forme poétique vivante facilite la mise en rythme de messages forts sur la justice économique et la solidarité internationale.
Les élèves ont constitué un corpus de mots, d’expressions et d’informations liés à la filière cacao-chocolat et à l’objectif de développement durable n°12 (consommation et production responsables), qui servira de base à leurs textes. Des jeux linguistiques, des écoutes de textes et de premiers essais d’écriture ont permis à chacun de trouver sa voix, d’oser dire et d’imaginer comment faire rimer cacao, justice et solidarité.
Au fil des séances, les collégiens continueront à écrire, réécrire et mettre en scène leurs slams, jusqu’à une restitution devant leurs correspondants d’Aného-Ville. Ainsi, le projet solidaire prend une dimension nouvelle, où la créativité des élèves devient un véritable vecteur de sensibilisation et d’engagement.








